Atelier mapping – école Jacques Prévert

Une fois par semaine, un atelier mapping – proposé par l’association Electroni[k] – se déroule dans une petite salle de l’école élémentaire Jacques Prévert. Pendant une heure les enfants volontaires et motivés participent à cet atelier à grand renfort de chants et de rires. Bénévole pour l’association, j’arrive donc dans une salle où une petite dizaine d’enfants tous âgés de 7 à 9 ans m’attendent. Ce petit groupe s’est pris au jeu des ateliers animés par Anna Stevens – la chargée d’action culturelle – et revient chaque jeudi pour créer et inventer.

Ambiance festive pendant l’atelier mapping

Le principe du mapping restait assez abstrait pour moi jusque là mais finalement j’ai découvert  que c’est assez simple : une structure géométrique en volume est accrochée au mur et redessinée sur papier calque. Ces papiers calques doivent être colorés afin d’être projetés sur la structure en volume, à l’aide d’un rétroprojecteur. Un jeu d’enfant !

Dernière étape de l’atelier : la projection

Après avoir dessiné sur les calques avec des feutres les semaines précédentes, les enfants s’attaquent au collage de transparents colorés sur les formes géométriques du calque. Coller ou scotcher les transparents, les enfants ont le choix (ce qui fait débat entre les pro-scotch et les pro-colle) ; le résultat en sera tout aussi joli une fois projeté. Mais pas si simple de découper, coller/scotcher les petites formes. Mon voisin a la feuille collée sur les doigts à force d’avoir trop insisté sur la glue.

Les enfants, fières de leurs dessins !

Les couleurs mises sur le calque forment pour certain un beau rubis et pour d’autre une jolie frise violette et bleue. Certains sont très méticuleux sur les couleurs tandis que d’autres préfèrent jouer les Arlequins avec des losanges multicolores.

L’heure est bien avancée et les collages aussi, il est donc temps de sortir le rétroprojecteur. Celui-ci est, pour certain enfants, bien plus amusant que le collage lui-même. Un par un les enfants viennent appuyer sur le bouton du rétroprojecteur, pour projeter leur collage sur la structure. Trouver le bon sens n’est pas une mince affaire! Après avoir retourné plusieurs fois les calques, nous pouvons enfin apprécier les collages de chacun. Pour tout le monde la projection est très amusante, certain se dépêchent d’ajouter des couleurs pour pouvoir revoir leur œuvre différemment. « On peut refaire le mien ?! ».

Le résultat projeté au mur

Une fois tous les dessins projetés et certaines surprises ou déceptions causées par l’effet de la colle ou du scotch, il est l’heure de ramasser les papiers colorés, feutres, colles et ciseaux. Le travail d’équipe n’est pas toujours évident, pendant que certains ramassent les petits bouts de papiers tombés sous la table, d’autres boudent de ne pas avoir pu finir leur dessin.

L’atelier mapping est un moment de convivialité et de création dans une ambiance chaleureuse et excitée, où les chansons de dessins animés sont à savoir par cœur pour ne pas être pris pour un inculte. Anna Stevens, organisatrice et intervenante de l’atelier revient toutes les semaines, pendant une heure, pour continuer à faire vivre ce projet artistique.

Cet article a été rédigé par Clémence Le Berrigaud. Photos Anna Stevens.



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