Nuit Arts et Sciences : sciences, bulles d’air, Blairwith et voyage lunaire

Campus Beaulieu… Une ville dans la ville, et quelque part au milieu, le Diapason, jolie petite salle avec son grand hall et son auditorium de standing. De quoi presque regretter ses années estudiantines. Ca tombe bien, ici, ce soir-là, on se retrouve catapulté dans un cours de physique-chimie, en plus drôle, mais aussi en plus pointu que dans nos souvenirs de collégiens. Ambiance blouse blanche, lunettes de sécurité, éprouvettes, mélanges douteux et bière sans alcool. Mieux vaut garder les idées claires.

« Attention corrosif, ne pas plonger la main ». Ok, on reste à l’écart. De petits cristaux colorés se transforment en genre de cire de bougie au contact de ce dangereux liquide. Ailleurs, on souffle le verre. Plus loin encore, un liquide coloré se change en bulle de gel au contact de…euh… Bref, en tout cas c’est joli, quoiqu’un peu compliqué pour les néophytes de notre espèce. Alors on regarde. On touche si on ne risque pas d’y laisser un doigt, et le mieux pour ça, c’est Noisy Jelly : des formes en gelée colorée mignonnes et so girly qui, reliées à un engin par un fil, produisent du son au toucher. Et ça marche ! A tel point que la gelée, malmenée par tous ces élèves scientifiques du dimanche au fur et à mesure de la soirée, devient charpie.


Direction l’amphithéâtre…

Première partie, Justin Bihan et Ivan Murit. Un piano, un ordinateur, une projection. Justin joue, Ivan retranscrit les sons sous forme de taches, formes mouvantes colorées. Une proposition simple et poétique. On se laisse volontiers bercer, on fermerait presque les yeux. La lumière se rallume et nous sort d’une douce torpeur.

Puis vient Roly Porter. Ce qui pourrait ressembler à une promenade bucolique prend des allures de randonnée grise et marécageuse, façon projet Blairwitch, dans une forêt hostile et grinçante. Le son qui se superpose aux plans sinistres n’est guère plus avenant. D’un cocon doux pour les yeux et les oreilles, nous sommes passés à un labyrinthe d’arbres dérangeant et pesant. Nos tympans sont finalement heureux de retrouver le brouhaha ambiant du hall, avant de plonger dans l’univers des très attendus Mondkopf et Trafik.

Eclipse

Difficile d’embarquer pour l’espace depuis l’auditorium rempli, étouffant et bruyant (visiblement un bar clandestin, avec de la vraie bière, existe quelque part). Concentration. Une voie lactée, un soleil, une lune ? Des éclats de voix et de rire de nos voisins du fond de la salle, à peine couverts par des sons graves pourtant trop forts. Un discours trop intellectuel dans une classe trop dissipée ? En tout cas on décroche. Sans doute a-t-on franchi les limites de l’attention…



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