Christopher Bauder à la Cantine numérique

La Cantine numérique est un lieu à connaître, et pas seulement pour ses chaises qui pètent. Les rendez-vous du midi accueillent les artistes du festival pour un moment de pédagogie bien nécessaire pour les non-geeks, les curieux, ou qui veut mieux comprendre cet art électronique dont il est question cette semaine. Quel est le projet de départ, comment ça marche, quels sont les outils utilisés ? Aujourd’hui jeudi, public restreint (quel dommage!), mais nous on est là et on attend Christophe Bauder pour répondre et présenter Atom.

Atom, c’est 64 ballons remplis d’hélium et montés d’une lampe dont l’intensité est contrôlée par ordinateur. (Ne me demandez pas plus de précisions, la conf était en anglais…). Après avoir entendu le travail de Robert Henke sur une installation du studio Artificiel, Bauder lui demande de faire la musique de son projet naissant. Henke propose divers échantillons, il ne s’agit pas de prise de sons des ballons, mais de musique générée par ordinateur. Ils compilent ensuite musique et contrôle du mouvement des ballons et des lumières, suivant une trame narrative que Bauder n’a pas voulu nous dire:

« Nous n’attendons pas que les gens comprennent l’histoire construite, c’est pour ça que je n’en dirai rien. Nous préférons laisser les gens voir par eux-mêmes. Qu’ils perçoivent les différentes atmosphères qu’on a créées. Mais, nous sommes souvent surpris parce que les gens reconnaissent ce qu’on a voulu dire. »

L’installation de ballons d’hélium est le résultat d’une recherche sur l’art et la technologie. Plutôt l’art basé sur la technologie. «Comment puis-je faire un pixel en 3 dimensions ?» Question première de l’artiste, qui explique tout le projet. Et qu’il faut bien se répéter pour comprendre son idée : comment faire un pixel en 3 dimensions ? Hum, hum… Oui…. C’est qu’on comprend les mots mais pas vraiment le concept. Un pixel, trois dimensions… Un pixel, c’est l’élément le plus petit, indivisible, d’une photo, l’atome d’une image. Si un pixel est rempli de ballons, il est donc divisé en plus petites particules, et n’est plus indivisible…. hum… Régression à l’infini ?

Bon, ce soir deux représentations de Atom, demain deux autres, à la Cité. On a hâte.

Article rédigé par Sophie Burdet.



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