Carnaval au Parc des Hautes-Ourmes avec les artistes Nate&Jojo.

Le 17 avril 2013

A Rennes, les centres de loisirs (ALSH) sont coordonnés par la Direction Education Enfance (DEE).La DEE soutient les initiatives des accueils de loisirs d’un même secteur qui souhaitent organiser un temps fort et festif durant l’année Ayant déjà collaborée avec Electroni[k] (à l’occasion de la Super boom notamment), c’est tout naturellement que la D.E.E a sollicité l’association pour l’aider à organiser le Carnaval des enfants au Parc des Hautes Ourmes. Pour cet événement prévu le 17 avril, il fallait d’abord prévoir le contenu du carnaval, puis le travailler en amont. La thématique donnée était le cinéma et les bande-dessinées. Electroni[k] a donc proposé les artistes Nate&Jojo (deux super Djettes qui travaillent des bande-sons extraites de films) pour animer un atelier chorégraphie.

Pendant 2 mercredi avant le carnaval, elles sont intervenues dans trois ALSH (composés de quatre groupes d’enfants) : Volga, Léon Grimault, Pascal Lafaye et Carl Bahon. Encadrés par leurs animateurs, les enfants ont eu le plaisir d’apprendre « la Danse du Gorille », imaginée par Nate&Jojo, sur le thème du film King Kong. Les enfants ont mis en mouvement l’histoire du Gorille amoureux, sur la musique composée par les artistes « I feel love ».

Le jour du Carnaval, sous un soleil radieux, les enfants arrivent. Il est 14h30, tous les groupes sont rassemblés pour une déambulation dans le parc, mené par un groupe de Batucada. Tous sont déguisés selon le thème du cinéma : les Schtroumpfs, Harry Potter, Robin des Bois, Men In Black, Alice aux Pays des Merveilles, Madagascar. Bien sûr, les chevaliers et les princesses remportent toujours un grand succès.

Une fois la déambulation terminée, un groupe de musique celtique Toubab’ouh, a invité les enfant à danser en ronde, au rythme de la cornemuse. Suite à cela, Nat&Jojo ont performé leur DJ set, afin de faire bouger les enfants. Artistes « DJettes » à l’univers coloré et décalé, elles ont guidé les enfants dans l’apprentissage de la chorégraphie, afin qu’il puissent danser tous ensemble le jour du Carnaval.

Tout le monde l’attendait, à l’arrivée de « La Danse du Gorille », chacun s’est amusé à participer à la chorégraphie de groupe. « Touche le ciel, touche l’épaule ! Gorille, gorille ! » tout le monde scandait les pas de la chorégraphie avec Nat&Jojo.

Pour terminer la journée, les enfants ont pris un grand goûter bien mérité, en profitant du soleil.

Début de la déambulation - Cour Léon Grimault- Photo Anna Stevens

Déambulation au Parc des Hautes Ourmes - Photo Anna Stevens

Déambulation au Parc des Hautes Ourmes - Photos Anna Stevens

La compagnie de Batucada - Photo Anna Stevens

Les Toubab'ouh- Photo Anna Stevens

Fin de la déambulation - Photo Serge Martin

Nate & Jojo et leur public de petits stroumpfs

Nate&Jojo - Photo Serge Martin

Nate&Jojo - Photo Marion Collard

Nate&Jojo - Photo Marion Collard

Nate&Jojo - Photo Marion Collard

Cet article a été rédigé par Marion Collard et Anna Stevens

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Atelier créatif avec Mike Martin du Büro23 à la Ferme de la Harpe – 25 Avril 2013

Mike Martin du Büro23 (Buro23.com) est un artiste aux multiples facettes. Tour à tour graphiste, designer et scénographe, il côtoie les scènes parisiennes, nantaises ou encore rennaises qu’il orne de sculptures protéiformes en carton souple.

L’association Electroni[k] l’a sollicité pour participer à un atelier de pratique avec des enfants (10-12 ans) de la Ferme de la Harpe sur le quartier de Villejean à Rennes. Associée à ce projet, la Ferme de la Harpe, lieu d’accueil de loisirs et d’activité pour les jeunes de ce quartier, à accepté d’accueillir cette proposition dans ces murs. L’animation d’un tel atelier était une grande première pour lui. Soucieux d’apporter une nouvelle dimension à son travail, il n’a pas été long à laisser ses complexes au vestiaire!

Hop! Au boulot! - Photo de Jen Goldoni

Pour cette journée, placée sous le signe de la créativité, l’artiste a proposé aux enfants de créer des éléments protéiformes en papier. Cela consistait à assembler des triangles de papiers entre eux, dont la majorité devait être illustrée par les enfants. Seule consigne : dessiner, colorier, tracer en noir et blanc pour conserver une certaine homogénéité. Le but était de créer deux oeuvres ; l’une utilisant des triangles de petites tailles, l’autre se composait de triangles plus grands.

L’atelier s’est déroulé de 9h30 à 12h et de 13h à 16h30 que Mike Martin a choisi de diviser :

⁃               Pour introduire cette journée, Mike a commencé par une brève présentation de son travail que les enfants, yeux ronds, n’ont pas hésité à qualifier de « trop stylé ».

⁃               L’ensemble de la matinée était destiné à réfléchir sur des motifs que les enfants souhaitaient reproduire ensuite sur les triangles. Pour ce faire, Mike leur a mis à disposition feuilles blanches et crayons de papiers pour qu’ils puissent laisser libre cours à leur imagination.

⁃               L’après-midi a été dédiée exclusivement à la création. D’abord à l’illustration des triangles au feutre noir, puis à leur assemblage et leur installation en plein air en fin de journée.

LA MATINÉE : à vos crayons!

D’abord impressionné de se retrouver devant une douzaine d’enfants âgés entre 9 et 12 ans, Mike a rapidement gagné en assurance de par l’intérêt immédiat des enfants pour sa présentation. En effet, ses sculptures géométriques installées sur des scènes pendant des concerts ou des DJ sets leur ont tout de suite parlé. En voyant les photos de son travail chacun s’extasiait parce que cela semblait « géant ».

Scénographie de Mike Martin du Büro23.

Pour bien comprendre l’activité qui les attendait, Mike s’est attelé à décrire sa méthode basée sur le principe du pliage, chose permettant de jouer avec les différentes facettes.

Il a choisi de travailler sur deux formats de triangles pour ajouter un soupçon de difficulté. L’artiste leur a également indiqué qu’ils allaient fournir un travail basé sur la répétition pour la création du nouveau module. Pour aiguiser leur imagination l’artiste a fait passer parmi les enfants un livre dont lui-même s’est inspiré.

Après avoir résumé le projet de la journée qui consistait à réaliser une maquette à échelle 1, autrement dit à taille réelle, Mike a demandé aux enfants d’effectuer des essais au crayon sur feuille blanche. Petits et grands, tout le monde s’y est mis!

Avec l'aide de Maxime les enfants ont laissé libre cours à leurs idées - Photo Jen Goldoni

Travaillant côte à côte, les enfants se sont inspirés les uns les autres : « ouah trop bonne idée les éclairs, je vais faire la même chose ». Mike Martin et David l’animateur de la Ferme de la Harpe n’étaient jamais bien loin pour les guider, leur donner des idées tandis que Maxime, bénévole pour Electroni[k] se lançait dans les pliages tout en expliquant la méthode aux enfants attentifs.

Quand Mike Martin s'attaque à la découpe! - Photo Jen Goldoni

Alors que midi approchait, les dessins ont été rassemblés au centre de la table pour faire un point sur le travail accompli. Les exclamations n’ont pas tardé à fusé et chaque enfant a pu choisir le motif qu’il reproduirait à plus grande échelle sur son triangle (sous la vigilance de l’artiste, attentif à conserver une harmonie générale). Pour avoir une meilleure idée de ce qui les attendait l’après-midi, Mike Martin avait déjà commencé le découpage des grands triangles pour que le groupe puisse prendre conscience des proportions qu’ils auraient à remplir.

Premières ébauches... - Photo Jen Goldoni

L’APRÈS-MIDI : on passe aux choses sérieuses!

13h30. Reprise de l’atelier. La digestion se faisait sentir mais qu’à cela ne tienne. Même si les enfants avaient « peur de tout rater » à l’idée de reproduire leurs motifs sur les triangles pliés et découpés, tous se sont montrés très actifs.

Application la plus extrême! - Photo Jen Goldoni

Tout en respectant la consigne de n’utiliser que le feutre noir pour un effet noir et blanc, ils n’ont cessé de jouer des coudes pour qui en ferait le plus. La compétition a ensuite laissé place à une baisse de la concentration de la part des plus jeunes. Encore une fois Mike, comptant bien sur leur participation et pour varier les plaisirs, les a invité à troquer leurs feutres contre une paire de ciseaux afin de l’assister dans la découpe des grands triangles. Ceux restés à dessiner faisaient régulièrement des allers-retours vers Mike pour lui demander son avis ou lui extorquer de nouvelles idées. Multitâche, l’artiste s’est amusé à tracer des motifs abstraits entre deux découpes.

"Mike tu peux nous aider steupl'?" - Photo Jen Goldoni

Une fois ces « patterns » dessinés, les enfants n’avaient plus qu’à les remplir et les agrémenter. Alors que certains se sont montrés très autonomes, d’autres, notamment les filles, ont plus souvent sollicité Mike pour savoir si « c’est bien comme ça ».

Les filles subjuguées par le coup de crayon de Mike Martin - photo Jen Goldoni

Objectivement, les ouvrages étaient plutôt hétérogènes, du fait que chacun suive sa propre idée. Mike en donnant son avis ne manquait d’harmoniser le tout.

14h15. Dernière ligne droite pour terminer les dessins. Tandis que Maxime aidait pour la création et la découpe des triangles, Mike débitait les triangles de plus grandes dimensions qu’il donnait aux enfants au fur et à mesure. Ce travail à la chaîne a permis d’avancer rapidement. Cela semblait aussi encourager les enfants à faire la course à celui qui en remplirait le plus.

Un triangle. UN! - Photo Jen Goldoni

15h. Phase cruciale, la construction. Mike a commencé l’assemblage des triangles sous l’oeil attentif des enfants. Ces derniers, lassés de dessiner, n’ont pas hésiter à lui prêter main forte dans cette dernière étape avant l’installation en plein air. Tout le monde y a mis du sien et le résultat est devenu très vite bluffant.

Assemblage imminent! - Photo Jen Goldoni

16h. Les enfants n’ont pas cherché à dissimuler leur fierté pour le travail accompli tout au long de cette journée. À peine les derniers triangles étaient assemblés qu’ils portaient déjà les deux modules à l’extérieur pour une séance de photographies! Enjoués, ils ont donné leur avis pour le choix de l’installation : les plus jolis triangles à mettre en avant et les positions à prendre sur les photos. Une fois fait, les voilà qui posent hardiment avec leurs oeuvres.

Après l'effort, le RÉCONFORT!! - Photo Jen Goldoni

La fierté de présenter son travail - Photo Jen Goldoni

Un drôle de chapeau - Photo Jen Goldoni

A 16h30, heure du goûter, Mike Martin a salué tous les enfants avant de s’en repartir vers Paris. Les douze enfants participants ont tous semblé avoir largement apprécié cette journée de workshop avec un artiste professionnel. Leurs créations seront présentées à la Ferme de la Harpe.

Modules en plein air - Photo Jen Goldoni

Deux structures dans la nature - Photo Jen Goldoni

Mike Martin du Büro23 reviendra à la Ferme de la Harpe en juillet prochain, pour un temps de création plus long. Aux enfants ayant déjà participé s’ajoutera un groupe d’usagers de la Maison de quartier de Villejean. En une semaine, ce groupe devra concevoir et construire une structure géante en matière tyvek (un papier épais, souple et résistant). Cette réalisation sera présentée pendant le festival de l’association Electroni[k], du 15 au 20 octobre 2013.

Le triangle à tête de chat - photo Jen Goldoni

Masterpiece - Photo Jen Goldoni

Cet article a été rédigé par Jennifer Goldoni.

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Résidence en milieu scolaire avec Bertrand Duplat : 5ème séance et restitutions

Depuis deux ans, l’association Electroni[k] propose à des artistes d’intervenir dans les écoles rennaises, pour créer des œuvres originales avec les élèves. En 2011-2012, Joanie Lemercier avait initié les CM1 et CM2 des écoles des Cloteaux et Jacques Prévert à la technique du mapping (projection de lumière sur des structures en volume). Pour l’année scolaire 2012-2013, c’est l’artiste Bertrand Duplat, fondateur des Éditions Volumiques (http://volumique.com/v2/), qui intervenait dans deux nouvelles écoles. Il proposait de travailler autour du jeu numérique avec l’utilisation de tablettes tactiles. Cinq séances étaient prévues, de novembre 2012 à avril 2013. Deux classes de CE2-CM1 de l’école des Gantelles (quartier Maurepas) et de l’école Sonia Delaunay (quartier Beauregard) participaient à cet atelier.

Au cours de ces sessions Bertrand Duplat a présenté aux élèves différentes approches du jeu (jeu de plateau, jeu de rôle, jeu vidéo, jeu hybride : tangible et digitale) et de la narration.

L’objectif était de permettre aux élèves de créer, par petits groupes, leurs propres jeux sur tablette iPad, en combinant tangible et digitale. Il était assisté par plusieurs bénévoles de l’association sur ces journées de travail.

Les 4 et 5 avril avait lieu les dernières séances destinées à la restitution des jeux créés par les enfants. Bertrand a donc passé la journée du jeudi à l’école Sonia Delaunay et tout le vendredi à l’école des Gantelles. Au programme : dernières mises au point des jeux et préparation à la présentation orale. Chaque studio devait en effet prendre la parole l’après-midi pour expliquer le concept et les règles du jeu créé à leurs parents.

Jeudi 4 avril

Bertrand est arrivé de bonne heure à l’école pour finir de préparer les iPads. Sur chacune des tablettes numériques, il a programmé les jeux des studios, puis à tester les différentes options de chaque jeux. Pendant que trois groupes étaient en cours de sport, trois autres ont travaillé à l’amélioration de leurs effets visuels et sonores.

Bertrand Duplat en pleine explication - Photo Kevin Brochet

Bertrand avait au préalable intégré pour chaque studio les sons réalisés avec la musicienne intervenante Delphine Delcambre. Il restait donc à définir où les ajouter (sur un déplacement, quand on gagne une partie, quand on tombe sur un monstre). À la fin de la matinée, les six jeux étaient terminés. Au menu: un jeu où il faut se déplacer dans le corps humain en luttant contre les microbes, un jeu permettant de nettoyer les déchets dans les océans, un jeu étudiant les oiseaux, un jeu où il faut sauver un chat prisonnier d’un volcan, un jeu luttant contre le braconnage dans la savane, et un dernier jeu offrant la découverte des volcans à travers une série de questions. Il restait maintenant à définir leur présentation.

Le jeu de collectage des déchets dans les océans - Photo Anna Stevens

En début d’après-midi, chaque studio a dû rédiger un petit texte de présentation de son projet : nom du studio, concept, histoire, règles.

Les consignes au tableau - Photo Kevin Brochet

Puis, chacun est venu répéter à haute voix sa partie, dans la bibliothèque de l’école – lieu défini pour la restitution.

À peine les six groupes étaient-ils passés que déjà une classe de l’école arrivait pour tester les jeux. Les studios se sont donc installés par groupe dans la bibliothèque et les jeux ont pu commencer. À chaque table, des nouveaux joueurs voulaient essayer les applications sur tablette. Ne connaissant pas les règles (différentes pour chaque studio), les élèves devaient expliquer à leurs camarades le principe de leur jeu, comment se déplacer, comment gagner, etc…

Des camarades de l'école testent le jeu du corps humain - Photo Anna Stevens

Trois classes de l’école se sont succédées dans la bibliothèque pour découvrir les jeux de la classe de CE2-CM1. Au final, les enfants ont bien apprécié ce moment ludique et innovant. Même les enseignants s’y sont mis, apportant un regard pédagogique sur le résultat (la règle est trop difficile, on gagne trop vite). À noter que la plupart étaient déjà familiarisés avec l’outil tactile et n’ont donc pas eu de mal à l’utiliser.

Le Volcanic Studio remporte un franc succès - Photo Anna Stevens

À l’heure de la sortie de l’école, c’est un autre public qui est venu tester les créations des enfants : les parents. L’exposition étant ouverte aux parents d’élèves de l’école, mais aussi à des invités extérieurs, de nombreux adultes éloignés de la pratique numérique ont pu s’essayer à des jeux tactiles. Tout d’abord, la directrice, Mme Dubray a remercié l’engagement de Bertrand et de l’équipe d’Electroni[k]. Puis Bertrand a, à son tour, tenu à remercier l’école et plus particulièrement la directrice et l’enseignante pour leur enthousiasme sur ce projet, puis l’association Electroni[k] et tous ses bénévoles pour leur soutien à chaque séance.

Les remerciements - Photo Gwendal le Flem

Ensuite, les enfants ont présenté devant l’assemblée les textes qu’ils avaient répétés l’après-midi. Entre stress et fierté, chaque studio a pu s’exprimer devant ses proches.

Le studio travaillant autour des oiseaux explique son jeu - Photo Gwendal Le Flem

C'est impressionnant de parler devant tant de monde - Photo Gwendal Le Flem

Certains sont très à l'aise à l'oral - Photo Gwendal Le Flem

Enfin, les adultes ont été invités à circuler dans la bibliothèque pour découvrir les jeux.

La bibliothèque de l'école investie par les parents - Photo Gwendal Le Flem

Un goûter convivial clôturait cette dernière journée bien remplie. De nombreux parents qui s’étaient déplacés pour venir assister à cette présentation avaient également faits des gâteaux, de quoi régaler toute l’assemblée.

Les enfants fiers de présenter leurs jeux à leurs familles - Photo Gwendal Le Flem

Vendredi 5 avril

Début de matinée tout aussi occupé que la veille à l’école Les Gantelles, puisque Bertrand n’était pas venu seul, mais accompagné d’une amie graphiste, Sélina König. Cette dernière avait aidé Bertrand à créer des Splash screen (animation s’ouvrant au lancement du jeu, permettant de patienter le temps du chargement) pour chaque studio, en amont de la séance. Elle tenait à venir découvrir le résultat et leur mise en application avec les enfants.

Sélina König détermine les dernières modifications à faire avec les enfants - Photo Gwendal Le Flem

Comme pour l’autre école, certains studios avaient encore des réglages à faire (fonctions de jeu à améliorer), pions ou dés à refaire. Les sons enregistrés la séance précédente avec le sound designer Franck Weber avaient été ajouté pour chaque jeu, enrichissant l’ensemble de l’application. En fin de matinée, tous étaient prêts.

Derniers tests sur les jeux avant leur présentation - Photo Gwendal Le Flem

Ici, cinq studios proposaient : un jeu de combat entre Atta la sorcière et des extraterrestres, un jeu de déambulation en voiture crème fraîche dans la ville de Pattapizza, un jeu de lutte entre Sagesseville et Malheurville, un jeu de stratégie dans Les extraterrestres contre les humains et un Chifumi (pierre-papier-ciseaux) géante dans Zajorki.

Studio 4 présente "Atta la sorcière contre les extraterrestres" - Photo Gwendal Le Flem

À la demande de l’enseignante, les enfants se sont également préparés à recevoir leurs camarades et leurs parents en écrivant un texte collectif et en disposant l’espace de manière à pouvoir jouer par groupe. En plus de la salle de classe, les deux salles attenantes ont été réquisitionnées.

En milieu d’après-midi, la classe était prête à accueillir des camarades de l’école. C’est d’abord le directeur de l’établissement, M. Passard qui est venu découvrir le travail de ses élèves, non sans rire devant leur imagination débordante.

M. Passard, le directeur de l'établissement découvre un des jeux où les combats se gagnent au Chifumi - Photo Jérémy Guénolé

Puis ce sont deux classes de l’école qui ont pu tester ces cinq différents jeux. Tous reconnaissaient la créativité de leurs petits copains. C’est donc dans une ambiance festive que la journée de classe s’est terminée.

Les parents ont été accueillis à la sortie de l’école et invités par l’enseignante à rejoindre leurs enfants dans la salle de classe. Ils sont venus très nombreux et les bras chargés de gâteaux. La classe a vite été pleine, de parents bien sûr, mais aussi de nombreux professionnels (élu de quartier, conseillers pédagogiques d’académie, représentants de structures culturelles) venus découvrir ce projet avec curiosité.

Là encore, le directeur M. Passard, a tenu à remercier toutes les personnes impliquées dans le projet (« un projet un peu fou et compliqué au départ, mais qui nous a séduit et dont, en définitive nous sommes ravis »). Puis, Bertrand a remercié le directeur et l’enseignante, pour leur dynamisme, Electroni[k] et ses bénévoles pour leur présence et surtout les enfants pour leur création, leur inventivité et leur joie de vivre. Les enfants ont ensuite a leur tour remercié toutes les personnes qui les avaient aidé : Bertrand, Franck et Sélina pour la conception graphique et sonore des jeux, Jules, Anna, Elsa, Bruno, Jérémy, Anna Y., Mélodie et Kevin – d’Electroni[k], pour leur encadrement.

La présentation des enfants aux familles - Photo Gwendal Le Flem

Ils ont présenté leur projet, puis se sont répartis par groupe autour de leurs jeux que les adultes ont alors pu découvrir avec enthousiasme.

Les familles découvrent les jeux - Photo Gwendal Le Flem

Répartis en cinq tables, les enfants présentaient avec fierté leurs réalisations. Ils expliquaient les règles et proposaient une partie à qui le demandait.

Le jeu de Game or French Studio : Les extraterrestres contre les humains - Photo Gwendal Le Flem

Toulis Studio en pleine partie - Photo Jérémy Guénolé

Finalement, c’est autour d’un grand goûter dans la classe que tous se sont retrouvés. Ce projet a été félicité par l’ensemble des adultes présents et en particulier par l’élue de quartier.

Tout le monde s'est régalé avec les gâteaux des parents - Photo Kevin Brochet

Le seul moment triste est resté celui du départ de Bertrand, salué par ses apprentis webdesigners.

Les jeux créés par les enfants au cours de cette résidence en milieu scolaire avec Bertrand Duplat seront présentés lors du festival de l’association Electroni[k] en octobre 2013 ; les enfants participants seront invités à venir redécouvrir leur travail mis en exposition à cette occasion.

Remerciements :

L’association Electroni[k] tient à remercier :

La DRAC Bretagne qui a soutenu ce projet.

Bertrand Duplat et les Éditions Volumiques.

Delphine Delcambre, Franck Weber et Sélina König pour leur aide sur le son et le graphisme.

L’école élémentaire Sonia Delaunay, avec en particulier la directrice, Mme Dubray et l’enseignante de la classe de CE2-CM1, Mme Bléas.

L’école élémentaire Les Gantelles, avec en particulier le directeur, M. Passard et l’enseignante de la classe de CE2-CM1, Mme Le Chesne.

L’Inspection Académique et les conseillers pédagogiques qui nous ont conseillé sur le choix des écoles, avec Véronic Piazza, Viviane Barbu et Jean-Claude Kerguillec.

Tous les bénévoles impliqués dans ce projet : Bruno, Jérémy, Anna, Elsa, Mélodie, Annabelle, Elodie, Maxime, Killian et Yvan.

Gwendal Le Flem et Kevin Brochet pour les photos et vidéos prises lors des restitutions.

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METROPOLE ELECTRONI[K] #13 – BERENGER RECOULES A L’UNIVERSITE RENNES 2

Projet lancé en 2008, Métropole Electroni[k] propose à des artistes d’univers différents de réaliser des créations sonores au cours de résidences dans divers lieux de Rennes Métropole, qu’ils soient à vocation culturelle, sociale ou citoyenne, puis de les présenter aux différents publics, usagers de ces lieux, visiteurs ou curieux…

Dans le cadre de Métropole Electroni[k], les artistes en création développent leur point de vue sur un espace de vie qu’ils investissent et restituent ce travail. Cette démarche permet de découvrir ou de redécouvrir des espaces sociaux où le collectif s’incarne au quotidien, d’appréhender la ville, les territoires par l’oreille et ne plus les penser simplement comme sources de bruits et de nuisances.

À la frontière entre arts, histoire du paysage, sociologie et environnement, Métropole Electroni[k] se situe résolument dans une approche transdisciplinaire et multimédia. Ce projet propose une forme simple et inventive d’état sonore des lieux, mais aussi un instantané sensible et poétique des humains qui les parcourent, les habitent.

Conçues comme des cartes postales sonores, les créations seront accessibles en 2013, sur un site web dédié, accessible au plus grand nombre, habitants de la métropole mais aussi largement ouvert sur le monde. Ces cartes postales vont donner naissance à une carte sonore évolutive, enrichie chaque année au rythme des résidences, par de nouvelles propositions.

Après Eddie Ladoire à l’EPI Condorcet de Saint Jacques de La Lande en 2008, Sébastien Roux au Bon Accueil, Félicia Atkinson à l’Hôtel de Rennes Métropole et Aymeric de Tapol au Diapason en 2009, Dinahbird aux Champs Libres, Herman Kolgen à la gare SNCF de Rennes, Jean-Philippe Renoult à la médiathèque Théodore Monod à Betton, Mathias Delplanque à l’Institut de Formation à l’Artisanat à Bruz, Lynn Pook à la maison de retraite de Cleunay, Mira Calix au CADA à Rennes, Philippe Morvan aux Imprimeries Ouest France, Robert Henke à l’aéroport de Rennes et Pauline Boyer à la Plateforme Industrielle Courrier de Noyal-Châtillon-sur-Seiche, c’est à Bérenger Recoules qu’est confiée cette carte postale sonore du campus Villejean de l’Université Rennes 2.

Bérenger Recoules – Photo: Jules Thouvenin.

Pour cette treizième carte postale sonore, Electroni[k] a sollicité l’artiste Bérenger Recoules afin de travailler sur le campus universitaire de Rennes 2.

Bérenger Recoules est un artiste et designer sonore nantais. Il est spécialisé dans le détournement d’espace en création sonore, dans la réflexion des affects et des émotions que le son peut produire en direction d’un public. Ainsi, peu importe le lieu dans lequel il évolue, tout peut être matière première au service de son idée. Tout peut être son ou musique, et l’artiste offre la possibilité au public de se réapproprier l’univers sonore de son environnement d’une manière différente.

Bérenger est venu en mars 2013 pour plusieurs séries de captations sonores. Il a sillonné le campus accompagné de bénévoles de l’association Electroni[k], d’étudiants issus du Master Arts et Technologies Numériques et de la Licence Musicologie.

Au détour des rencontres (avec des enseignants, du personnel administratif, des étudiants) et des sons captés (un escalier, un brouhaha issu d’un groupe de personnes, une chaise…), Bérenger livre sa vision du campus et de la vie qui l’anime. Toute cette activité entendue par l’oreille de l’artiste a, en effet, été enregistrée et retravaillée par les étudiants participants au projet. Les étudiants sont concrètement impliqués dans les phases de création.

Le groupe d’étudiants avec Bérenger – Photo: Jules Thouvenin.

Le but est d’obtenir une cartographie sonore du campus, transposée en application web. Chaque lieu du campus est représenté par des sons qui le caractérisent et peut être écouté à volonté et même modifié en temps réel par le biais de filtres sonores.

Yves et Cécile, étudiants en Licence de Musicologie à Rennes 2 et stagiaires à Electroni[k] étaient chargés de préparer la venue de Bérenger sur le campus. Pour lui assurer une efficacité maximum, ils lui avaient préparé un planning avec des personnes à rencontrer et des lieux à aller voir. Ils avaient également mobilisés un petit groupe d’étudiants volontaire pour l’aider dans sa prise de son et sillonner ainsi un plus grand territoire. Ils nous racontent leur expérience.

Lundi 25 Mars

Arrivée de Bérenger sur le campus à 9h30 pour une dernière mise au point avec les étudiants et donner les dernières directives: des enregistrements courts, chercher des sons caractéristiques du campus et familiers de nos quotidiens d’étudiants, trouver des thématiques (tous les bruits de portes, les ascenseurs, les escaliers) et surtout bien référencer les différentes prises. A chaque enregistrement, il faut noter son numéro, le lieu où il a été pris et en faire une photo.

Bérenger donne les dernières consignes – Photo: Jules Thouvenin.

Le groupe au complet, prêt pour les enregistrements – Photo: Jules Thouvenin.

Après avoir établi les emplois du temps de chaque groupe, cette première journée peut commencer.

Dans un premier temps, Estelle Faure, responsable du Service culturel et Amélie Tehel, chargée de la communication dans le même service nous accueillent avec Bérenger. Elles livrent leur point de vue sur le projet, donnent des pistes de sons qu’elles trouvent représentatifs de l’Université. Emballées par l’idée, elles proposent même de le mettre à disposition des jeunes étudiants pour la rentrée de septembre.

La visite du Tambour – Photo: Jules Thouvenin.

Forts de ces premières pistes, nous faisons ensuite visiter l’Université à Bérenger. Habitué à étudier les sons des différents environnements, il capte tout de suite ce qui l’intéresse. Les travaux quelques peu bruyants dans le Bâtiment D sont immédiatement fixés, la ventilation de la bibliothèque également. Sous les yeux quelque fois interloqués des étudiants de passage et du personnel, le concepteur sonore enregistre, prend des photos. Pour satisfaire toutes ses envies, il demande même à une responsable de la bibliothèque de manipuler des livres afin de fixer le « bip » caractéristique des petites télécommandes, ce bruit que les étudiants entendent tous les jours sans s’en rendre compte.

Après un passage à la brasserie du bâtiment Erêve, lieu où une foule gourmande s’anime dès midi, Bérenger fait un tour par le métro.

Enregistrements dans la cafétéria de l’Erêve – Photo: Jules Thouvenin.

Bérenger prend les sons de plateaux et des couverts – Photo: Jules Thouvenin.

L’après-midi se poursuit par un passage à la reprographie et son concert impressionnant d’imprimantes, plieuses et autres machines. Audrey, secrétaire de l’UFR Sciences sociales nous reçoit également pour nous donner sa vision sonore du campus : la sonnerie du téléphone, les bruits de pas dans le couloir du bâtiment B et le micro-onde de la salle des profs. Puis nous passons dans le très studieux bâtiment N. Ici, ce sont surtout les pianotements des doigts sur les claviers d’ordinateurs que nous entendons.

Nous assistons également à la répétition d’une chorale étudiante (Do ré mi fac), puis à une représentation de poésie déclamée, bref, à la vie culturelle et associative de la faculté.

Mardi 26 Mars

Une fois les enregistreurs récupérés, une nouvelle journée commence.

Les étudiants partent en groupe de leur côté pour récupérer des sons précisément demandés par Bérenger (cours de langue, bruits d’escaliers). Pendant ce temps, l’artiste vogue au gré de ses différents rendez-vous entre cours en amphi et travaux dirigés, pour finir en errances sonores solitaires en vue de captations toujours plus riches.

Dans le bâtiment S – Photo: Jules Thouvenin.

La soirée est même agrémentée d’un passage par Radio Campus Rennes, la radio des étudiants de Rennes 2 où une émission en direct est enregistrée.

Jeudi 28 Mars

C’est une journée plus sportive que la veille pour Bérenger qui découvre un des gymnases de Rennes 2, avec sa salle de danse et ses sports collectifs. Il y capte les bruits ambiants secs et vifs des sportifs.

Pendant un cours de badminton – Photo: Jules Thouvenin.

Un cours de danse contemporaine – Photo: Jules Thouvenin.

Puis dans le bâtiment M, changement complet d’ambiance, les cours d’art plastique proposent une approche calme et concentrée, où seul le crayon glissant sur le papier domine.

Un cours de dessin – Photo: Jules Thouvenin.

En fin d’après-midi nous rendons tout les enregistrements à Bérenger, afin qu’il puisse dérusher notre travail de la journée et commencer le montage pour sa carte postale. Petit débriefing convivial de la résidence autour d’un café avec en plus une petite présentation des travaux personnels de Bérenger.

Debriefing de la journée – Photo: Jules Thouvenin.

Il nous fait aussi partager son projet d’application web avec les différents logiciels qui seront utilisés pour la conception de la carte postale. Un échange enrichissant pour des étudiants immergés dans cet univers de musique électronique.

Ainsi, l’artiste, chargé d’un bagage sonore conséquent, reviendra à notre rencontre avec son projet final pour la restitution de sa carte postale et de sa vision auditive du campus de la faculté de Rennes 2.

Le résultat sera présenté le jeudi 11 avril, à partir de 12h15, dans l’amphi E2 au sein de l’Université Rennes 2, dans le cadre du festival Roulements de Tambour. A cette occasion, Bérenger Recoules expliquera ses méthodes de travail et laissera les spectateurs expérimenter son application.

Plus d’informations sur le travail de Bérenger Recoules : http://berengerrecoules.wordpress.com/

Cet article a été rédigé par Cécile Babin, Yves Grandjean et Anna Stevens. Relectures par Boris Clénet.

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Résidence en milieu scolaire avec Bertrand Duplat – 4ème session

Depuis deux ans, l’association Electroni[k] propose à des artistes d’intervenir dans des écoles rennaises, pour créer des œuvres originales avec les élèves.

Pour l’année scolaire 2012-2013, c’est l’artiste Bertrand Duplat, fondateur des Éditions Volumiques (http://volumique.com/v2/), qui intervient dans deux nouvelles écoles en proposant aux enfants de travailler autour du jeu numérique avec l’utilisation de tablettes tactiles. Cinq séances sont organisées, de novembre 2012 à avril 2013 au sein de deux classes de CE2-CM1 de l’école des Gantelles (quartier Maurepas) et de l’école Sonia Delaunay (quartier Beauregard). Au cours de ces sessions, Bertrand Duplat présente aux élèves différentes approches du jeu (jeu de plateau, jeu de rôle, jeu vidéo, jeu hybride : tangible et digitale) et de la narration.

L’objectif est de permettre aux élèves de créer, par petits groupes, leurs propres jeux sur tablette iPad, en combinant tangible et digitale. Il est assisté par plusieurs bénévoles de l’association et par les enseignants sur ces journées de travail.

La Cantine Numérique Rennaise (lieu d’échanges autour des pratiques du numériques), sera associée à la restitution de cet atelier dans le cadre du festival de l’association Electroni[k] en octobre 2013 et a consacré un article sur sa page web concernant le projet : http://www.lemag-numerique-rennais.com/2013/02/enseignement-jeu-ecole-2968

Au mois de mars dernier, Bertrand Duplat est revenu dans les deux écoles rennaises, avec pour objectif la restitution des projets à venir. Les jeux étant tous en bonne voie, cette session avait plutôt pour but de tester le passage des plateaux papier en applications numériques, ainsi que d’améliorer les compléments de jeu (pions, ambiances sonores, pages d’ouverture).

Au matin du jeudi 14 mars, Bertrand et l’équipe d’Electroni[k] se sont donc rendus à l’école des Gantelles. Au programme : tests et approfondissement des jeux.

Depuis la fois dernière, Bertrand, ayant pris en compte les demandes de modification ou d’ajouts de fonctions des jeux, a commencé par montrer ce qu’il avait changé. Pour certains jeux, ce sont des effets supplémentaires qu’il a implanté, sur d’autres ce sont des fontions inutiles qu’il a supprimé. Ensuite, les studios installés par groupes de travail se sont vu attribuer un iPad afin de tester les fonctionnalités de leurs jeux.

Ces tests avaient pour but de leur faire prendre conscience des lacunes ou qualités des jeux qu’ils avaient imaginés, afin de les améliorer une dernière fois avant les restitutions. Ainsi, les monstres, sorcières et autres extraterrestres prennaient vie.

Jérémy, stagiaire Electroni[k], aide les élèves à finaliser leur règle du jeu. Photo : Anna Stevens

Jeudi après-midi, direction l’école Sonia Delaunay avec en tête un programme similaire : tests et approfondissements.

Les enfants ont également pu tester leurs plateaux de jeux virtuels sur l’iPad et voir si les règles qu’ils avaient imaginées permettaient de jouer sans trop de difficultés ou à l’inverse sans être trop faciles.

Malcolm teste son jeu… et celui des autres aussi ! Photo : Anna Stevens

En parallèle, ils devaient terminer de créer leurs pions, en adéquation avec l’univers de leur jeu. Les volcans, savanes, fonds marins et corps humains étaient donc en cours de finalisation. Cette phase leur a également permis de réévaluer leur besoins techniques (comme l’intégration de nouvelles fonctionnalités).

Mme Bléas, enseignante en CE2-CM1 à l’école Sonia Delaunay, avec un des groupes travaillant sur l’univers des volcans. Photo : Anna Stevens

Le plateau de jeu sur le corps humain. Photo : Anna Stevens

Nouvelle étape du projet, l’ajout de sons. En effet, une fois l’environnement graphique bien établi, il fallait créér les musiques et les sons accompagnant les jeux de chaque groupe. A l’école Sonia Delaunay, Delphine Delcambre, une musicienne intervenante du CFMI (Centre de Formation de Musicien Intervenant de Rennes) proposait déjà un travail en classe autour du son; Bertrand Duplat lui a donc demandé si elle souhaitait s’intégrer au projet en cours. À deux, ils ont défini un nombre de bruits (bonus, malus, déplacements, début et fin) à trouver ou à enregistrer avec les enfants. Pour le lendemain, ils ont eu comme étonnant devoir d’apporter de quoi créér des sons en rapport avec l’univers qu’ils développaient (volcan, corps humain, savane… ).

Vendredi 15 mars, la petite équipe était de retour à l’école Sonia Delaunay pour la matinée. Les enfants ont commencé par présenter à la classe le travail accompli jusqu’ici : plateaux et pièces du jeu.

Un constat : les jeux sont très variés autant dans leurs buts que dans les manières de jouer, gagner ou bien perdre ! Un studio propose un jeu où il faut vaincre un méchant corbeau pour aider les oiseaux à construire leurs nids. Un autre studio demande au joueur de stopper l’éruption du schtroumphboli et ainsi sauver des animaux en danger. Un troisième permet de combattre les braconniers et sauver les animaux.

La savane, les animaux et les braconniers. Photo : Anna Stevens

Un autre studio fait circuler le joueur dans un corps humain d’où il doit s’échapper en combattant virus et bactéries.

Les personnages du jeu du corps humain : les méchants microbes.

Photo : Anna Stevens

Un cinquième studio propulse le joueur dans la peau d’un cétacé chargé de nettoyer la carte des océans plus vite que la pollution n’arrive. Enfin un dernier studio propose de résoudre des quizz afin d’empêcher l’éruption du volcan des Galapagos !

Le jeu qui permet de sauver les océans de la pollution. Photo : Anna Stevens

La matinée s’est achevée par des tests sur les iPads et la résolution des petits problèmes qui pouvaient subsister dans les différentes règles du jeu. Le travail sur le son se poursuivra en classe avec Delphine et l’enseignante, afin de terminer les différentes ambiances sonores pour la restitution.

L’après-midi s’est déroulée sur le même modèle à l’école des Gantelles. Cette fois-ci pour la partie sonore la classe a reçu la visite de Franck Weber, musicien et sound designer pour jeux vidéo.

Sa présence avait pour but de permettre aux enfants de créer l’environnement sonore de leurs jeux, en utilisant les compétences et le matériel de Franck. Venu avec sa boîte magique renfermant des sons plus étonnants les uns que les autres, Franck a offert aux enfants une séance de découverte musicale des plus ludiques. Entre voix, paroles et bruitages improbables (orage, grincements, claquements, sifflements), chaque groupe devait enregistrer l’ambiance de sa page d’ouverture et les sons de ses fonctions de jeu (une porte qui s’ouvre, un point gagné ou perdu, la victoire finale). Cette nouvelle activité a été abordée entre fou-rire et légère apprehension; la plupart n’avaient jamais parlé devant un micro ou entendu leur voix enregistrée. Au final tous ont joué le jeu jusqu’au bout, pour obtenir les meilleurs effets.

Franck Weber explique le fonctionnement de l’enregistreur. Photo : Anna Stevens

Entre cloches, ballons qui se dégonflent, cazous et autres instruments étonnants…

les enfants n’ont pas fini de rire. Photo : Anna Stevens

Ainsi, sur cette séance, la classe était divisée en trois parties, un studio enregistrant son environnement sonore pendant que les autres complétaient leurs jeux. Bertrand avait en effet introduit une nouvelle demande, en plus de la finalisation des règles et des pions, il fallait dessiner des animations pour l’ouverture de leur jeu (une sorte de couverture animée et musicale présentant l’univers du studio).

Un exemple de personnage pour le couverture d’un jeu ; les différentes grimaces permettront de l’animer. Photo : Anna Stevens

Une autre proposition de couverture par le Studio 4. Photo : Anna Stevens

Aidé des membres de l’association Electroni[k], Jérémy, Elsa, Bruno et Jules et de l’enseignante, chaque groupe évoluait rapidement et avec une motivation débordante. Bertrand navigait entre les studios afin de s’assurer que tous prenaient la bonne direction lors de cette avant-dernière séance de travail. La journée se termine dans la bonne humeur et l’impatience de voir le résultat final, l’assemblage de tous les différents temps de travail.

Franck, Bertrand et les élèves des Gantelles, heureux de leur séance de travail. Photo : Anna Stevens

La restitution de ce projet se fera le jeudi 4 avril à l’école Sonia Delaunay. Dans l’après-midi, les enfants présenteront leur travail à leurs camarades de l’école, puis à 17h30 à leurs parents et à toutes les personnes intéressées.

Le vendredi 5 avril, c’est la classe des Gantelles qui présentera son projet, à l’école puis à tous les curieux, à partir de 16h30.

Au cours de ces restitutions, les jeux créés par tous les studios seront mis à disposition et expliqués par leurs jeunes créateurs ; ainsi tout le monde pourra s’y essayer. Un goûter convivial en présence de l’artiste est à chaque fois proposé.

Le projet de Bertrand Duplat et des élèves sera également mis en avant dans le cadre de l’édition 2013 du festival de l’association Electroni[k].

Cet article a été rédigé par Jérémy Guénolé et Anna Stevens. Relectures Yvan Lebras.

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Carte postale sonore # 14 – Pauline Boyer à la Plate-forme Industrielle Courrier de La Poste

Projet lancé en 2008, Métropole Electroni[k] propose à des artistes d’univers différents de réaliser des créations sonores au cours de résidences dans différents lieux de Rennes Métropole, qu’ils soient à vocation culturelle, sociale ou citoyenne, puis de la présenter aux différents publics, usagers de ces lieux, visiteurs ou curieux…

Les artistes en création de la Métropole Electroni[k] développent leur point de vue sur un espace de vie qu’ils investissent et restituent ce travail. Cette démarche permet de découvrir ou de redécouvrir des espaces sociaux où le collectif s’incarne au quotidien, d’appréhender la ville, les territoires par l’oreille et ne plus les penser simplement comme sources de bruits et de nuisances.

Ces cartes postales sonores seront prochainement accessibles sur un site web dédié, ouvert au plus grand nombre.

Après Eddie Ladoire, Sébastien Roux, Félicia Atkinson, Aymeric De Tapol, Jean Philippe Renoult, Dinahbird, Herman Kolgen, Mathis Delplanque, Mira Calix, Lynn Pook, Robert Henke, Philippe Morvan ou encore Bérenger Recoules, c’est au tour de Pauline Boyer d’appréhender un espace particulier de la métropole Rennaise.

En effet, Pauline Boyer s’est rendue à la Plate-forme Industrielle Courrier de La Poste à Noyal-Châtillon-sur-Seiche, le 5, 7 et 15 mars en compagnie de deux membres de l’équipe d’Electroni[k].

Pauline Boyer dans le centre de tri postal.

Jules raconte son expérience à la PIC (Plate-forme Industrielle Courrier) :

Nous avons rendez-vous à 14h à la PIC où nous retrouvons la responsable de la communication, Karine Gaborel. Une fois arrivés sur les lieux, nous enfilons des chaussures de protection et entrons sans plus attendre dans la zone de production.

Les consignes de sécurité pour entrer dans la zone de production sont strictes.

Karine Gaborel nous présente le site.

Dans cet immense plate-forme de près de 3 hectares, des dizaines de machines trient, compartimentent, sélectionnent et expédient tous types de courrier. Ainsi défilent par millions, lettres (petites et grandes) et catalogues, émis et à destination des trois départements bretons (Ille-et-Vilaine, Côtes d’Armor et Morbihan).

Les chariots qui transportent le courrier vers les différents postes de tri.

Les machines de tri industrielles, qui séparent les courriers par codes postaux, villes voire par numéro de rue selon l’ordre de la tournée du facteur.

La complexité des réseaux de tuyaux est impressionnante, s’étalant sur plusieurs niveaux. Le bruit ambiant lié à l’activité industrielle du site varie selon les moments de la journée (livraison, etc…).

Le réseau aérien de transport du courrier.

Et le réseau des chariots.

A chaque machine correspond un poste de travail bien particulier ; il y a ceux qui orientent les lettres, ceux qui les étiquettent, ceux qui les pèsent, ceux qui les transportent… Chacun a un rôle très précis à jouer.

Une couleur par fonction : lettres petit format, grand format, etc.

Pour que les différentes tâches cohabitent, un système de circulation dans l’espace a été imposé ; le sol est donc coloré par différents tracés, correspondants aux zones de circulation piétonne, cycliste (on se déplace en effet beaucoup à vélo) ou motorisée.

Les vélos pour les équipes de maintenance et les managers pour intervenir plus rapidement.

Les zones de circulation sont banalisées.

Nous partons à la rencontre de cet espace et de ses sons. Ils sont nombreux et variés. Chaque machine produit son propre son (tapis roulants, trieuses, classeuses…), par dessus lequel s’ajoute celui de l’action humaine (déposer, pousser, ranger), ainsi que le bruit de la circulation globale (chariots, engins motorisés). Différents « bips » retentissent également fréquemment, lorsqu’une machine s’arrête ou redémarre.

Pauline Boyer en plein enregistrement.

A l’oreille, nous percevons plutôt un bruit de fond en continu, mais différentes sonorités et rythmes apparaissent à l’intérieur de ces grandes machines de tri quand on s’y penche de plus près.

Pauline, armée de son simple enregistreur part à l’assaut de ce charmant raffut.

Les tapis roulants deviennent très intéressants.

Tout comme les câblages.

Les employés nous regardent d’abord interloqués, puis, suite à une explication du projet, avec beaucoup d’intérêt. Certains veulent aider, en montrant précisément des sons qu’ils ont identifié. Pour ces salariés qui travaillent tous les jours au milieu de ces machines, c’est une petite fierté que de pouvoir nous dénicher une bizarrerie sonore.

Un salarié sur la machine de tri.

Les curieux viennent voir Pauline.

D’autres répètent artificiellement les sons (une porte qui se lève, une sangle qui tape sur un chariot) pour que Pauline puisse l’enregistrer.

Enregistrement des sons des portes automatiques et de leur déchargement.

Ilot de silence au milieu de ce brouhaha ambiant, les quatre espaces de repos mis à disposition des employés tranchent. Ici, le bruit ne s’entend plus que de loin, proposant une nouvelle ambiance sonore.

Déambulation parmi les machines.

Au final, c’est une richesse incroyable de matière sonore que Pauline arrive à capter.  Au cours des trois sessions d’enregistrements (sur les trois huit correspondant aux horaires des équipes), elle obtient un panel large des bruits des machines et des rythmes qui ponctuent les journées de cette plate-forme industrielle de traitement du courrier.

Concentration.

La carte postale sonore de Pauline Boyer sera présentée à la PIC le 18 juin, à l’occasion de l’anniversaire de son inauguration. Ce travail sera également mis en avant en octobre 2013 à Rennes.

Cet article a été rédigé par Jules Thouvenin et Anna Stevens.

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Atelier dessin avec Vincent Broquaire – 3ème session

Pour cette troisième et dernière session d’atelier, Vincent Broquaire revenait à Rennes durant le mois de mars, dans quatre structures partenaires de Parcours Sensibles : Puzzle (lieu d’accueil de jour), le Relais centre-ville (prévention des jeunes), l’ASFAD Patton (CHRS accueil de femmes) et l’Abri (hébergement d’urgence). Toujours sur le même modèle, une session de dessin basée sur la libre expression, l’humour et la critique de la société, l’artiste proposait un temps de deux heures pour s’initier ou confirmer une passion pour cette pratique.

Dessin de Vincent Broquaire.

Mardi 5 et mercredi 6 mars 2013

Cette troisième session de Vincent Broquaire a commencé au Relais centre-ville. Les usagers de cette structure, désormais familiarisés avec Vincent, étaient au rendez-vous. Humour, jeux de mots, et situations drôles ont pris vie sur le papier, devenant des parenthèses dans un quotidien parfois difficile. Après quelques encouragements, les timides dessinateurs en herbe saisissaient un crayon pour laisser place à leur imagination. Vincent Broquaire, toujours à l’écoute, donnait quelques conseils techniques ou des méthodes pour exprimer les idées venues.

L’équipe du Relais centre-ville et Vincent Broquaire.

Mardi 5 mars

Tout comme les deux autres sessions, l’atelier dessin avec Vincent Broquaire à l’ASFAD s’est déroulé dans une ambiance chaleureuse et familiale. Histoires du quotidien racontées façon bande dessinée et images de révolte étaient les thèmes de la soirée. Les enfants ont, quant à eux, exprimés leur talent à travers de multiples couleurs sur le papier. Durant ce temps d’échange, l’artiste discutait avec les usagers afin de pouvoir les aider au mieux à réaliser leurs envies de dessins.

Les résidentes de l’ASFAD Patton en pleine création.

Il n’y a pas d’âge pour dessiner.

Les participantes remercièrent chaleureusement Vincent Broquaire de ce temps passé à l’ASFAD, enchantées par ce début de soirée.

La fierté d’un dessin réussi!

Mercredi 6 et jeudi 7 mars

Désormais habitué des lieux, c’est à Puzzle que Vincent a passé le mercredi et le jeudi après-midi. Dans la salle commune calme, quelques usagers se sont assis à sa table, curieux. Poussés par les éducateurs, des timides se sont lancés. Jamal – éducateur stagiaire – reste le plus productif sur cette séance !

L’atelier se passe dans la bonne humeur à Puzzle.

Vendredi 8 mars

Structure nouvellement intégrée au projet, l’Abri accueillait Vincent de 20h30 à 22h. Centre d’hébergement d’urgence, le dessinateur a dû s’adapter au rythme du lieu. Dans la salle à manger il a donc pu étaler son matériel et être très vite rejoint par des familles, des jeunes et des adultes. Ce temps studieux et calme a permis de découvrir les différents univers des participants : des paysages africains, le fonctionnement des Restos du Cœur, le monde de la consommation ou encore la dépression. Le dessin permettant souvent d’exprimer des émotions que l’on n’ose pas dire, les participants ont proposé des récits de vie souvent durs ou tristes sur le papier.

Calme et concentration à l’Abri.

Le plus beau des bateaux.

Cette séance chargée en émotions clôturait la dernière session de travail avec Vincent Broquaire.

L’artiste est donc reparti pour Strasbourg où il réside, afin de réfléchir à une présentation des dessins réalisés. En effet, il souhaite créer une compilation suffisamment longue pour obtenir une fresque. Cette fresque devrait être tirée sur papier afin d’être présentée dans les lieux participants. Un vernissage avant juin est prévu, affaire à suivre donc.

Electroni[k] et Vincent Broquaire souhaitent remercier les équipes de chaque structure qui les ont accueillis et qui ont mobilisé leurs usagers, permettant ainsi le bon déroulement de toutes les séances.

Plus d’informations sur le travail de Vincent Broquaire : http://www.vincentbroquaire.com/

Article rédigé par Marion Collard, Anna Stevens et Yvan Lebras.

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Résidence en milieu scolaire avec Bertrand Duplat – 3ème session

Depuis 2 ans, l’association Electroni[k] propose à des artistes d’intervenir dans des écoles rennaises, pour créer des oeuvres originales avec les élèves. En 2011-2012, Joanie Lemercier avait initié les CM1 et CM2 des écoles des Cloteaux et Jacques Prévert à la technique du mapping (projection de lumière sur des structures en volume). Pour l’année scolaire 2012-2013, c’est l’artiste Bertrand Duplat, fondateur des Éditions Volumiques (http://volumique.com/v2/), qui intervient dans deux nouvelles écoles. Il propose de travailler autour du jeu numérique avec l’utilisation de tablettes tactiles. 5 séances sont prévues, de novembre 2012 à avril 2013. Deux classes de CE2-CM1 de l’école des Gantelles (quartier Maurepas) et de l’école Sonia Delaunay (quartier Beauregard) participent à cet atelier. Au cours de ces sessions Bertrand Duplat présente aux élèves différentes approches du jeu (jeu de plateau, jeu de rôle, jeu vidéo, jeu hybride: tangible et digitale) et de la narration. L’objectif est de permettre aux élèves de créer, par petits groupes, leurs propres jeux sur tablette iPad, en combinant tangible et digitale. Il est assisté par plusieurs bénévoles de l’association sur ces journées de travail.

La Cantine Numérique Rennaise (lieu d’échanges autour des pratiques du numériques), sera associé à la restitution de cet atelier dans le cadre du festival de l’association Electroni[k] en octobre 2013. La Cantine Numérique a consacré un article sur sa page web concernant le projet :

http://www.lemag-numerique-rennais.com/2013/02/enseignement-jeu-ecole-2968

Début février dernier, Bertrand est revenu pour sa troisième séance de travail, avec au porgramme la poursuite de l’écriture des règles du jeu et la définition des univers de chaque groupe.

Jeudi 31 janvier 2013

Cette session, charnière pour les deux classes, se devait d’être productive et enrichissante. En effet, il est temps maintenant de penser le jeu dans sa version jouable pour pouvoir se rendre compte de ce qui fonctionne, une fois tous les éléments intégrés : les règles définies, les univers créés par les enfants, les pions physiques et la dimension tactile de la tablette. Il faut donc maintenant jouer réellement, pour déterminer en quelques parties les points forts et les faiblesses des jeux, dans le but de les tester et de les améliorer.

La journée commence à l’école Sonia Delaunay par des retrouvailles attendues, une sympathie s’est tissée entre Bertrand et les enfants et ils ne se privent pas de dire qu’ils sont ravis de travailler sur ce projet.

Bertrand fait le tour des groupes pour faire le point sur le travail en cours.

Les élèves (par studios) avaient tous pour consigne de faire quelques recherches sur le thème de leurs jeux pour pouvoir commencer à en définir le concept et les règles (c’est-à-dire les buts, les possibilités et tout ce qui régit l’univers).

Un schéma de Bertrand différenciant la partie recherche de la partie imagination.

Bertrand et les bénévoles de l’association Electroni[k] passent donc dans la classe pour les encadrer et les aider à faire le tri entre les idées intéressantes et celles irréalisables.

« A t-on besoin de savoir si le volcan crache de la lave ou des cendres ? Quel est le nom latin des dents de la baleine ? Les microbes peuvent-ils circuler partout dans le corps humain ? Où vivent les oiseaux migrateurs ? Quels végétaux constituent la savane ? » Autant de questions que les élèves se posent autour de leurs sujets, pour pouvoir écrire leurs histoires et définir les aventures de leurs personnages.

Les différents types d’éruptions volcaniques dessinées par un des groupes.

Kilian, membre de l’équipe Electroni[k], explique la montée de lave à son groupe.

Bien sûr, une fois que l’on sait ce que l’on veut inclure dans son jeu il faut le dessiner : personnages collants aux thèmes, méchants réels ou fictifs, décors… Pour être le plus fidèle possible à son thème, il faut trouver dans les livres et sur internet des schémas et images et s’en inspirer.

Le Stromboli – vue en coupe !

Les héroïnes vulcanologues.

Sauf que lorsque l’on est une graine d’artiste, ce n’est pas toujours facile de rester concentré sur des informations scientifiquement réalistes. Des personnages très drôles apparaissent alors !

Les personnages du jeu se déroulant dans un corps humain : les méchantes cellules sanguines et la tuberculose.

Le scénario des « animaux marins ».

Pour terminer, il faut écrire les idées, les histoires et les aventures, jusque là seulement énoncées à l’oral et dessinées. Plus facile à dire qu’à faire mais inévitable si l’on veut que le jeu soit compris par un maximum de joueurs ; ces jeux ont en effet vocation à être partagés avec des joueurs de tous âges et de toutes provenances, ils doivent donc être clairs et pas seulement pour leur concepteurs.

Vendredi 1er février 2013

Les enfants de l’école des Gantelles sont tout aussi impatients de retrouver Bertrand pour poursuivre leurs jeux.

Bertrand a travaillé de son côté pour préparer cette journée, il a numérisé les dessins de plateaux réalisés par les studios et à commencer à développer des applications sur tablette pour pouvoir y jouer.

Le plateau de jeu de « Patapizza » sur tablette et des éléments du décor : la moto Kechup et la voiture crème fraiche.

Les groupes vont donc essayer de jouer à leur jeu sur les tablettes (iPad) pour y déceler les forces et les faiblesses (parcours trop faciles, jeu terminé trop rapidement). L’application que Bertrand a commencé à développer permet des interactions simples, des déplacements de case en case et quelques bruits indiquant la présence d’un monstre, d’un passage secret ou d’une récompense gagnée. Ces interactions peuvent s’ajouter manuellement au début de chaque partie (en cliquant sur les cases voulues), ce qui permet d’enrichir les règles de bases et les possibilités de jeu (on peut en effet ajoutant autant de pièges ou de récompenses que l’on veut au début de chaque partie). Les règles extérieures sont édictées par le maître ou la maîtresse de jeu. Les parties se jouent donc à trois, deux joueurs et un maître du jeu qui dispose les pièges et récompenses en début de jeu. Le premier des deux joueurs qui arrive sur la case « arrivée » a gagné (selon les groupes il doit en plus obtenir un certain nombre de récompenses).

Les groupes continuent donc le travail de définition des règles et des personnages sur papier, avant de pouvoir essayer leur jeu préparé par Bertrand.

Les peronnages du Game or French Studio.

Lorsque certains studios testent leur jeu sur tablette, d’autres réfléchissent à l’utilité d’objets à trouver lors du jeu (pouvoirs, récompenses) ou sur la façon de battre tel ou tel monstre (dé : le plus grand nombre l’emporte, chifoumi : pierre papier ciseaux).

Bertrand passe régulièrement dans chaque groupe pour constater les avancées. Ce n’est pas toujours facile de se mettre d’accord sur la manière de jouer au sein d’un même groupe, il faut donc parfois trancher. En fin de séance, il est amusant de constater que les élèves qui voulaient absolument jouer sur les tablettes en tant que « joueur », préfèrent finalement devenir « maître du jeu » pour pouvoir décider de l’emplacement des monstres et autres particularités de jeu.

Bertrand présente aux élèves comment utiliser l’application qu’il a créé.

A la fin de la journée une grande table ronde avec toute la classe à été organisée afin d’avoir l’avis des enfants sur les besoins des jeux. L’application de Bertrand est simple, il lui manque certains besoins définis par les studios : chronomètre, système de point de vie, plus grande variété de sons… Bertrand va donc, pour la prochaine séance, enrichir son application pour répondre à ces demandes. De leur côté, les enfants doivent terminer de poser leurs règles par écrit.

La 4ème et prochaine séance de Bertrand dans les écoles a lieu le 14 et 15 mars. Cette session sera l’avant-dernière. En effet un ultime temps de travail en avril clôturera ce projet. Bertrand aidera les enfants à terminer leur travail et à préparer la restitution aux parents.

Restitutions de l’atelier

Les restitutions de ce projet auront lieu les jeudi 4 et vendredi 5 avril, dans les deux écoles participantes. Les jeux seront présentés par les élèves à leurs camarades et à leurs parents et seront ensuite mis à disposition pour que tous essayent d’y jouer. Les élèves concepteurs seront alors maîtres du jeu pour expliquer leurs règles et transmettre leur projet.

Cet article a été rédigé par Jérémy Guénolé et Anna Stevens.

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2ème session de l’atelier dessin avec Vincent Broquaire au Relais, à Puzzle et à l’ASFAD Patton

Suite au succès de la 1ère session de l’atelier dessin avec Vincent Broquaire du 2 et 4 octobre dernier, l’association Electroni[k] a tenu à faire revenir l’artiste à Rennes pour une nouvelle phase de travail. L’ASFAD Patton s’est, à sa demande, ajoutée au Puzzle et au Relais, structures qui avaient accueilli la première session. Inscrit dans le cadre du programme d’action culturelle Parcours Sensibles, cet « atelier dessin » est ouvert à tous les usagers des structures du réseau FNARS et des CCAS de Rennes.

Ce deuxième opus s’est déroulé du 21 au 25 janvier 2013, dans la continuité des séances précédentes (l’article de la 1ère session : http://blog.electroni-k.org/atelier-dessin-avec-vincent-broquaire-avec-le-relais-puzzle-et-le-ccas-centre-ville-1ere-session/)

En premier lieu, Vincent a de nouveau présenté son travail, sa formation à l’école des Beaux Arts de Strasbourg et le début de sa vie professionnelle. Puis il a montré plusieurs dessins et vidéos de ses influences, des bandes dessinées, des caricaturistes…

Les résidentes de l’ASFAD Patton découvrent le travail de Vincent avec intérêt.

Une fois le cadre rappelé, tous le monde a pu s’essayer au dessin : usagers, résidents, éducateurs et intervenants ont tous pris une feuille et un crayon pour laisser libre cours à leur imagination. Une fois l’angoisse de la page blanche passée, chacun a dessiné dans la bonne humeur générale.

De la caricature à la BD, en passant par le graphe et le portrait, les productions ont été nombreuses et inspirées. Parfois politiques, parfois sarcastiques, parfois durs et parfois légers, les dessins mis sur papier sont bien souvent des témoignages forts de quotidiens brisés.

Deux séances se sont déroulées à l’ASFAD Patton – Foyer d’hébergement pour femmes. Ces jeunes femmes et mamans ont apprécié le travail de Vincent qui les a beaucoup fait rire et c’est dans une ambiance très familiale que petits et grandes ont ensuite travaillé. Le résultat est à cette image : des papillons et des chats, des princesses et quelques gribouillages. Tous gardent un bon souvenir de cette expérience détendue et sympathique.

Tout le monde dessine à l’ASFAD, petits et grands!

Se sont suivies 2 séances au Relais – Centre d’accueil de jour.

Vincent Broquaire au Relais, avec Kilian (équipe Electroni[k]) et Patrick (éducateur spécialisé).

Malgré le peu de personnes présentes à la première session, cet atelier s’est déroulé dans la bonne humeur. Il a été l’occasion d’écouter des récits de vies et de découvrir des productions artistiques inspirées des arts de rue : graff et tag. Rendez-vous a été donné aux retardataires pour la session suivante.

Le lendemain, les participants ont tous respecté l’horaire de rendez-vous. C’est avec un café chaud (ou du chocolat) et des croissants que les lève-tôt ont été accueillis.

Là encore, l’atelier s’est très bien déroulé avec son lot de rires et de dessins ! Des sujets graves ont ainsi pu être abordés librement : la société vécue comme une usine écrasant des humains à la chaine, moutons allant tous dans la même direction, files d’attente devant le CCAS…

L’atelier à Puzzle, avec Steve (éducateur spécialisé à Puzzle), Annick (animatrice local d’insertion au CCAS centre-ville) et des usagers des deux structures.

Enfin deux séances se sont tenues à Puzzle – Centre d’accueil de jour.

Vincent a proposé le même déroulé de séance, avec une présentation de ses travaux, d’autres dessins, puis une grande partie de pratique. Aux usagers de Puzzle s’était intégré un petit groupe d’usagers du CCAS Centre-ville.

Vincent explique son travail.

Les usagers de Puzzle se sont d’abord montrés timides et distants, pour finir nombreux et productifs ! Tout comme lors de la première rencontre, la plupart se sont approchés par étapes. D’abord en regardant de loin pour découvrir le travail de Vincent, puis en observant les dessins des participants, enfin en intervenant avec des remarques. Au final, ils se sont montrés nombreux à échanger, à s’asseoir et à dessiner pour quelques minutes ou quelques heures.

Chacun s’essaie au dessin.

Souvent, les participants demandaient de l’aide à Vincent pour dessiner une partie du corps ou un objet. Vincent leur montrait alors plusieurs pistes simples pour développer leurs idées. Tout le monde a pris conscience que dessiner est à la portée de tous et que même sans être un très bon plasticien, avec un concept fort, on fait un dessin intéressant. Nous avons ainsi pu garder des dessins représentants les différences entre un village africain et la ville européenne, le parcours d’un immigré du Maghreb à la France, les conditions de vie d’un SDF, des critiques du gouvernement, des moqueries de TF1, etc.

Quelques exemples de dessins.

Cet atelier a été à nouveau une réussite, aussi bien de par la qualité des productions que par les échanges et discussions. Grâce aux équipes qui se mobilisent en interne et transmettent les informations à leurs usagers, ce projet ambitieux continue d’évoluer. Même lorsque les gens ne dessinent pas, ils sont souvent reconnaissants du temps passé avec eux et de l’investissement de tous pour que de tels propositions existent. De plus certaines personnes qui n’ont pas participé à l’atelier nous ont quand même fait part du plaisir de voir cette activité se dérouler dans un lieu qu’elles fréquentent quotidiennement.

Vincent Broquaire reviendra en mars pour une troisième et dernière session d’atelier dessin. Avec les productions réalisées par tous les participants, Electroni[k] et Vincent souhaitent proposer une grande fresque murale à exposer dans les lieux partenaires du projet. Cette finalité reste encore à définir lors de la prochaine session d’atelier qui se déroulera du 4 au 8 mars entre le Relais, Puzzle et l’ASFAD Patton.

Plus d’informations sur le travail de Vincent Broquaire sur son site internet : www.vincentbroquaire.com

Cet article a été rédigé par Kilian Etrillard, Boris Clénet et Anna Stevens.

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ATELIER CLIP 2012-2013

Le tournage du clip sur la musique de Pocket Burger.

Grâce à un partenariat avec le Service Culturel de Rennes 2 et le CREA, l’association Electroni[k] propose depuis trois ans déjà aux étudiants de l’Université Rennes 2 de participer à un atelier de réalisation de vidéo-clips. Mis en place chaque vendredi de 14h à 17h dans les locaux d’Electroni[k], cet atelier est encadré par quatre intervenants : Richard Louvet, Matthieu Chevallier, Johann Feillais et Matthieu Tillaut.

Matthieu Tillaut et Richard Louvet conseillent les étudiants pendant les tournages.

Cette année, une quinzaine d’étudiants ont répondu présent et travaillent depuis le 12 octobre 2012 afin de réaliser par groupe des vidéos de deux à trois minutes. Les musiques à mettre en image sont mises à disposition par divers artistes rennais : Tiny Feet, Cardinale, Francis Ferguson et Pocket Burger qui se sont donc prêtés au jeu en donnant carte blanche aux participants. Les quatre groupes se concentrent depuis maintenant quelques semaines sur les morceaux choisis à partir d’un thème qui leur a été imposé -le masque- ainsi qu’un objet, une couleur et une action qu’ils ont tiré au sort.

Des pitchs – ou synopsis de chaque clip -  ont été pensé et écrit par les participants qui ne manquent pas d’originalité.

Vincent, l’acteur,  est en place dans son vaisseau spacial paré  à décoller.

Jules, membre de l’association Electroni[k], l’a en effet constaté en se rendant le week-end du dernier sur les lieux de tournage de trois de ces quatre groupes, pour la deuxième et dernière séance de tournage. Il a ainsi pris des photos des participants en pleine action, au bord d’une piscine, dans une cave à Villejean, dans les rues de Cleunay, dans un squat et dans un grenier. Chaque lieu, chaque décor, et chaque personnage de ces clips sont propres à leur scénario ; en tous cas ça nous donne envi de voir le résultat.

Sehila s’apprête à débuter le tournage de la dernière scène du clip avec une caméra GoPro étanche, dans une piscine de kinésithérapie.

Un clip aquatique.


Matthieu Chevallier aide les étudiants sur les différentes techniques de tournage caméra.

Dans un sous-sol du quartier Villejean, Thibaut film ses camarades, ils ont mobilisé une amie pour jouer dans leur vidéo-clip.

La séance prochaine se déroulera le vendredi 8 février et ils pourront, grâce au CREA, débuter le montage de leurs clips.

La dernière séance de l’atelier clip aura lieu le vendredi 15 mars et c’est lors de la soirée d’ouverture du festival 2013, que ces vidéos-clips seront présentés au Tambour.

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